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17 Juillet 2026 06h29 GMT
SOCIETE

49ème Session du CNC : Sanctions Imposées aux Médias et à leurs Professionnels


La 49ème session ordinaire du Conseil National de la Communication (CNC), qui s'est tenue le 5 mars 2026, a été un moment marquant pour la régulation des médias. Présidée par Joseph Chebongkeng Kalabubse, cette session a permis d’examiner 12 cas, témoignant de l'engagement du Conseil à maintenir l'intégrité et le professionnalisme dans le paysage médiatique. À l'issue de cette rencontre, des décisions significatives ont été prises, entraînant 07 suspension de , la délivrance de 03 avertissements, et l’émission de non-lieux, ainsi que 01 lettres pédagogiques d'observation.


Le Conseil a prononcé des suspensions d'un mois dans plusieurs cas. La première concerne Raymond MEKAMBA MEKAMBA, Directeur de publication de LE REPORTER Hebdo, pour manquement aux exigences professionnelles suite à des accusations non fondées portées contre le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel NGANOU DJOUMESSI. La seconde suspension a touché BONI MENYEME Philippe de Vision 4. Cette décision fait suite à la diffusion, durant son émission "Club d'Élites" les 08 et 15 février 2026, de propos offensants et insinuants portant atteinte à l'honorabilité du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, ainsi qu'à la sincérité du scrutin ayant conduit à l'élection du Président de la République. Le Conseil a établi la responsabilité de BONI MENYEME pour défaut d'encadrement et a décidé de le suspendre pour un mois, ainsi que l'émission elle-même, pour la même durée.
Parmi ces cas, deux journalistes du quotidien Le Jour ont été sanctionnés, chacun se voyant imposer une suspension d'un mois. La sanction envers Adolarc Lamissia fait suite à une plainte déposée par Galax ETOGA, Secrétaire d'État auprès du Ministre de la Défense, concernant un article publié dans le numéro 4539. Cet article, selon le CNC, contenait des informations infondées susceptibles de discréditer la Gendarmerie Nationale. Bien que le CNC ait pris en compte les sanctions internes déjà appliquées par le journal, il a jugé que la gravité de la faute déontologique justifiait une suspension d’un mois. Quant à Jules NKONLAK, Rédacteur en chef, il est sanctionné pour un article paru dans le numéro 4527. Ce dernier, intitulé "La preuve par les chiffres officiels : voici comment la 'Victoire' de Paul Biya a été fabriquée," a été jugé trompeur dans son interprétation des résultats des élections présidentielles du 12 octobre 2025. Le CNC a ainsi imposé une suspension d’un mois au rédacteur en chef tout en adressant un avertissement au directeur de publication.


Deux suspensions de deux mois ont été décidées. La première vise Thierry Patrick NTSAMA ONDOUA, Directeur de publication de Le Point Bihebdo, pour des publications récurrentes et offensantes à l'égard de SHINWINSOH BOMA Donatus, Directeur Général par intérim de l'API. La seconde suspend Jeffrey BOSSOH, Directeur de publication de L'Émissaire, suite à une plainte de Louis Roger MANGA, Directeur Général de la MAETUR, pour défaut d'encadrement lors d'une émission diffusant des informations nuisibles.


Des avertissements ont été adressés à SINGO Sidonie, Directeur de publication de Jambo FM, et à LEMOGO Antoine Landry, présentateur de l'émission "Big morning", suite à une plainte déposée par MANAOUDA Malachie, Ministre de la Santé Publique, pour diffusion d'une déclaration controversée incitant à des comportements préjudiciables à la santé.


Le Conseil a également émis une lettre d'observation à l'attention du Directeur de publication d'Equinoxe TV, suite à une plainte déposée par ISSA TCHIROMA BAKARY. Cette lettre a été émise en raison de l'absence d'équilibre dans le traitement de l'information, qui, bien qu'elle soit fondée sur des sources authentiques, ne respectait pas la responsabilité sociale des journalistes.
Enfin, des non-lieux ont été prononcés dans les affaires concernant Génération LIBRE et L'ÉQUATION. Dans ces cas, la procédure a été abandonnée faute de preuves suffisantes contre Louis Roger MANGA, Directeur Général de la MAETUR, pour des accusations de détournement de fonds.