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16 Octobre 2026 00h01 GMT
SOCIETE

L’énigme de l’identité de Binzouli Ikoula : Entre zone d’ombre judiciaire et détresse familiale


Yaoundé est sous tension alors que le démantèlement de l’organisation « Mercy of God Ministry » de Kedi Samuel Kenechukwu continue de livrer ses parts d’ombre. Au-delà des dossiers judiciaires complexes, c’est le drame humain entourant la jeune Binzouli Ikoula Aubreen Christ Ange Louise, âgée de 14 ans, qui soulève aujourd’hui des questions pressantes. Pour sa famille, celle qui l'a élevée et se présente comme son foyer d'origine, le calvaire ne fait que s’intensifier.
Tout commence en début septembre, lorsque les opérations policières menées à Essos et Ngousso permettent de récupérer l'adolescente. Tandis que ses sœurs sont rapidement confiées à la protection de leurs grands-parents, le sort de Binzouli Ikoula bascule dans la confusion. Placée au Commissariat central n°4 d’Ekounou pour bénéficier d'un suivi médico-social rigoureux, elle voit sa situation juridique se fragiliser par l'irruption soudaine d'une seconde famille revendiquant, elle aussi, sa filiation.
Face à ces témoignages contradictoires, la Commissaire centrale ordonne une expertise par test ADN afin d'établir de manière irréfutable le lien de sang. Si la première famille accepte sans réserve cette procédure, signe de sa volonté de faire éclater la vérité, l'accès à la mineure devient alors progressivement restreint pour elle, avant de s’éteindre totalement.
Depuis le 19 septembre, la famille vit dans l'angoisse la plus totale, sans aucune information sur le lieu de détention de l'enfant ni sur l'autorité garantissant sa sécurité. Après avoir multiplié les démarches restées vaines auprès des autorités locales, la famille a franchi une étape décisive en adressant une correspondance officielle au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux. Dans cet écrit, les proches dénoncent l’opacité opaque entourant le placement de l'adolescente et demandent une intervention directe de la tutelle. 
Ils réclament avec insistance la localisation immédiate de la mineure ainsi que la réalisation rapide et transparente du test ADN. Plus qu'une procédure judiciaire, cette démarche est pour eux un ultime appel au secours. À travers ce recours au plus haut niveau de la magistrature, ils espèrent sortir des limbes de l'incertitude administrative pour protéger la vie d'une enfant de 14 ans, dont le seul tort est de se trouver au cœur d'une affaire qui dépasse sa propre identité.