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16 Octobre 2026 01h32 GMT
CULTURE

ONGOLAKER 2026 : Un triomphe de sport et culture


L'esplanade de l’Hôtel de Ville de Yaoundé est actuellement l'épicentre de la diversité culturelle africaine et internationale. Lancée le vendredi 24 juillet dernier, la 3e édition du festival international ONGOLAKER bat son plein et s'impose désormais comme le rendez-vous incontournable du donner et du recevoir au cœur de la capitale camerounaise. Placée sous le thème évocateur de la « Convergence des forces africaines pour un élan multidimensionnel », cette édition  accessible au public pour un ticket d'entrée de 1 000 FCFA  est organisée par l'Association « Vie en Couleurs Solidaire » avec le soutien de la Communauté Urbaine de Yaoundé. Son ambition est claire : forger une identité culturelle forte pour la cité capitale, magnifier son patrimoine historique et stimuler le tourisme mémoriel. Le projet ONGOLAKER a pour objectif immédiat d’offrir à la ville de Yaoundé une vitrine culturelle internationale forte, capable de valoriser son patrimoine, de stimuler l'économie locale et de célébrer le vivre-ensemble à travers l'art, le sport et la gastronomie. À long terme, sa vision est de faire de la capitale camerounaise la référence absolue du carnaval culturel en Afrique. Porté par l’association « Vie en Couleurs Solidaire » et la Communauté Urbaine de Yaoundé, ce festival ambitionne d'institutionnaliser un grand rendez-vous touristique pérenne, tout en impulsant une meilleure harmonisation du calendrier événementiel de la ville pour maximiser son impact sur la scène internationale.

Face à l'engouement suscité par l'événement, Etienne Alexandre Bidjocka, vice-président du comité d’organisation et promoteur de l’association « Vie en Couleurs Solidaire », n'a pas caché sa satisfaction. Sa réaction témoigne d'une immense fierté et résonne comme un véritable manifeste pour la renaissance culturelle : « Le festival ONGOLAKER s’impose aujourd’hui comme un espace de rencontre des cultures, des générations et d’opportunités. En réunissant autant de talents, nous contribuons directement au rayonnement de Yaoundé sur la scène africaine. C’est un rendez-vous désormais incontournable pour célébrer qui nous sommes et ouvrir nos portes au monde. » Le promoteur salue ainsi la résilience des artisans et l'esprit de fraternité qui règne sur le site depuis le démarrage des activités. Dès la première journée d'activités intenses mêlant expositions artistiques, concerts, gastronomie du terroir et foires commerciales, le comité d'organisation affiche un optimisme triomphant avec des objectifs presque atteints.

Pourtant, ce festival qui se déploie jusqu’au 2 août rencontre un défi de taille. L'événement doit composer avec un calendrier culturel saturé et la concurrence directe de plusieurs autres manifestations majeures organisées simultanément dans la ville. Malgré ces obstacles, la magie d'ONGOLAKER opère, attirant non seulement les Yaoundéens, mais aussi une impressionnante vague de visiteurs internationaux. Des délégations et des touristes étrangers ont foulé le sol du festival, transformant l'esplanade en un véritable laboratoire du vivre-ensemble et de la diplomatie culturelle.

Le dimanche 26 juillet 2026 a marqué un tournant historique avec la toute première édition du marathon Mbil y’Ongola, une initiative ambitieuse visant à offrir enfin à Yaoundé sa propre grande course internationale à l'image des plus prestigieuses métropoles mondiales. Porté par la participation active de délégations venues de plusieurs pays, cet événement a vu des dizaines d’athlètes de haut niveau et d’amateurs braver le bitume de la capitale avec une énergie phénoménale, tandis qu’un grand défilé populaire s'organisait sur le mythique Boulevard du 20 mai pour sceller l’unité et l’intégrité nationale par l’effort physique. Dans la catégorie reine du semi-marathon (21 km), Franck Tchopteng a décroché la médaille d'or chez les hommes devant Ibrahim Hamadou Bi et Jean Bahaoussa, alors que Nancy Biy Layu s'imposait chez les dames, suivie de Liliane Nguetsa et Sabine Otomo. Pour la course de fond populaire de 10 km, la victoire est revenue à André Abba Sali chez les messieurs, devant Pascal Pare et Anwar Bouba, tandis que Princesse Ngolam a dominé le tableau féminin, devançant Sarah Etoungu et Essapa Bokengue.

Déjà tourné vers l'avenir alors que les festivités se poursuivent jusqu’au 2 août prochain, le comité d’organisation affiche de grandes ambitions pour les prochaines éditions. Les priorités sont désormais de faire de Yaoundé la référence africaine du carnaval culturel à travers la structuration d’un défilé géant inspiré des meilleurs standards mondiaux, et d'ajuster le calendrier des futurs festivals en parfaite synergie avec les autorités municipales afin d'optimiser l'agenda de la ville et d’éviter toute dispersion du public. D'ici là, le rendez-vous reste fermement pris sur l'esplanade de l’Hôtel de Ville qui demeure ouverte à tous ceux qui souhaitent vibrer au rythme d’une Afrique unie, fière et plurielle.

                                                  Par Christine Ondobo .N(Stg)