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16 Octobre 2026 06h44 GMT
SOCIETE

Protection de l’enfance : Le gouvernement déploie un bouclier numérique pour contrer la recrudescence des violences


Face à une actualité nationale alarmante, ponctuée par des cas récurrents d’abus, de cybercriminalité et d’exploitation des mineurs, le gouvernement a décidé de hausser le ton. Lors de la déclaration de presse tenue le 30 juin, Marie-Thérèse Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, a officiellement lancé la campagne nationale « Je protège les enfants partout, faites de même ». Une riposte médiatique et numérique majeure, déployée à l'approche des vacances scolaires.
Bien que le Cameroun dispose d’un arsenal juridique solide, fondé notamment sur la Convention relative aux droits de l’enfant et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, le constat du Ministère est sans appel : les violences multiformes persistent. Travail précoce, assassinats, mariages forcés et dangers liés aux réseaux sociaux constituent une réalité quotidienne intolérable.
Au regard de ces périls, l'approche de la ministre se veut holistique. En s’appuyant sur les nouveaux outils de communication, le gouvernement entend faire des médias et des plateformes numériques des alliés pour éveiller les consciences. Pour elle, les vacances ne doivent plus être synonymes de relâchement, mais au contraire un temps de vigilance accrue pour les familles. Le milieu familial et les espaces de loisirs doivent devenir des zones de protection renforcée. « Nos enfants sont en danger partout. Il ne suffit pas de protéger son propre enfant, il faut aussi veiller sur celui du voisin », a martelé la ministre, soulignant que cette campagne vise à impliquer l’ensemble de la société.
Le cœur de cette stratégie repose sur la responsabilité collective. Il s’agit de mobiliser chaque citoyen pour ériger un bouclier autour des plus jeunes. À travers cet appel à un civisme de chaque instant, le Ministère exhorte la population à adopter une solidarité active. La protection de l’enfance ne doit pas se limiter au cercle privé ; elle doit s’étendre à tous les enfants de la nation, dans le strict respect de leur intérêt supérieur.
En clôturant son propos par une citation de Kofi Annan sur la nécessité de bâtir un monde digne et sûr, la ministre a rappelé avec solennité : « Les enfants n'ont pas de défense propre ; ils ont besoin des nôtres. » Désormais, la protection de l'enfance n'est plus une option, mais un devoir national urgent et un investissement essentiel dans l'avenir du pays.